Sélections
Pathologies ostéo-articulaires :
- Arthrose : traitement symptomatique à court terme de la poussée inflammatoire aigue douloureuse dans l'arthrose de l'épaule et dans la gonarthrose, en cas d'effet insuffisant des antalgiques.
Posologie
Pas d’adaptation de la dose nécessaire sur base de l’âge.
Bien agiter avant usage.
Les doses recommandées dépendent de la taille de l’articulation et de la sévérité de la plainte.
Le volume administré sera généralement de 1 à 2 ml dans les grosses articulations (genou par exemple).
- selon la spécialité, la séringue contient 6 mg (Celestone®) à 7 mg (Diprophos®) d’équivalent betaméthasone par ml.
En cas d'insuffisance rénale
- pas d’adaptation posologique en cas d’insuffisance rénale.
Précautions particulières
- Voir aussi Folia de février 2024
- Etant donné les effets indésirables des corticostéroïdes, les
doses doivent être les plus faibles possible et la durée de traitement
la plus courte possible.
- La prudence s'impose surtout chez les patients atteints d’obésité,
de diabète, d'ostéoporose, d'une hypertension sévère, d'insuffisance
cardiaque, d’ulcère peptique, d'antécédents psychiatriques et chez
les patients présentant des risques infectieux. Il en va de même pour
les patients qui prennent concomitamment une héparine de bas poids
moléculaire ou un anticoagulant oral direct.
- Une surveillance de l’INR est à prévoir lors de l’instauration
et l’arrêt d’un traitement corticostéroïde, chez les patients qui
prennent un antagoniste de la vitamine K.
- Après un traitement corticostéroïde de plus de 3 semaines, ou
à doses élevées pendant plus de 1 semaine (≥32 mg méthylprednisolone
ou équivalent/j) ou répétées (> 3 cures/an), une insuffisance surrénale
secondaire peut se manifester. Ceci surtout à l'arrêt du traitement,
mais parfois aussi des mois plus tard, dans une situation de stress
(infection, traumatisme ou chirurgie). L’insuffisance est généralement
réversible mais elle peut persister pendant plusieurs mois. L’éducation
du patient à ce risque est utile et importante. Une réduction progressive
de la dose peut être nécessaire (voir rubrique “Posologie”). Une reprise
(ou une augmentation) temporaire de la dose de corticostéroïdes est
également parfois nécessaire en cas de stress ou d'intervention chirurgicale.
- Etant donné que les corticostéroïdes augmentent le risque d’infections,
la vaccination saisonnière contre l’influenza, le pneumocoque et le
COVID-19 est préconisée. Les vaccins vivants sont toutefois contre-indiqués
chez les patients traités avec des corticostéroïdes. En prévision
d’un traitement systémique prolongé, il peut être utile de s’assurer
que le patient est immunisé contre la varicelle et de proposer, le
cas échéant, une vaccination.
- Des effets indésirables systémiques sont fréquents en cas d’utilisations
répétées in situ (p.ex. intra-articulaires) et peuvent également
survenir en cas d'application prolongée de doses élevées de corticostéroïdes
au niveau de la peau ou des muqueuses, et en cas d'inhalation (voir 4.1. Asthme
et BPCO, 15. Dermatologie, 16. Ophtalmologie et 17. Oto-Rhino-Laryngologie).